Tasmanie : le Sud – Mount Field National Park

Puisque je fais un roadtrip, j’ai également décidé de faire du camping. Ce qui au départ se rapprochait du « glamping » (camping glamour), vu que j’ai emmené mon oreiller moelleux et une couverture supplémentaire king size en polaire, c’est plutôt avéré être du « grungeping », entre ce qui me paraissait insignifiant d’emmener (un matelas) et ce à quoi je n’avais pas du tout pensé (comme un réchaud, une torche, des couverts, ou même l’absence de douches dans certains campings). Malgré tout, camper en Tasmanie c’est quand même génial avec tous les bruits de la nature et des animaux autour, les paysages, ou encore le prix, de quelques dollars qu’on glisse dans une enveloppe à l’entrée du camp à la complète gratuité.

Au Mount Field, j’ai vraiment commencé ma série de randos, que j’imaginais bien sûr en parcours de 5 heures par jour en moyenne à raison de 2 semaines. Je suis clairement en plein délire (idée débile n°1 donc). J’ai donc fait plutôt 2 heures de marche par les Russell Falls superbes, les Horsehoe Falls et les Lady Barron Falls tout en passant par le chemin des Tall Trees, qui font pour certains plus de 75m de haut. J’ai ensuite continué, en voiture, vers le lac Dobson avant de me lancer dans une nouvelle randonnée de .. 15mn pour les Moorland Mosaic. Pas de ma faute si c’est à côté de la route ! Ces landes de bruyère mènent à une forêt que je décrirais d’enchantée, sérieusement je m’attendais à voir Merlin débouler à tout moment tellement l’atmosphère était surréaliste. En plus, j’étais seule, ça aide pas quand on délire. Je serais bien allée plus loin bien sûr sauf que dans les landes c’est facile de se perdre et que je n’avais aucun réseau ni personne à qui demander mon chemin donc j’ai évité l’idée débile n°2.

Il faut que je précise que j’ai une moyenne élevée d’idées saugrenues où je me berce de douces illusions sur mes capacités. Petit exemple : j’étais donc sur le sentier des chutes d’eau de Russell Falls quand j’ai vu une pancarte qui disait « ici des vers luisants sont visibles la nuit ». Je ne pouvais donc pas rater ça et il fallait que je revienne la nuit pour les voir, raison pour laquelle je suis restée camper dans le parc. Pas à un seul moment avant d’arriver à la nuit tombée à l’entrée du sentier qui formait un trou noir béant, je ne me suis rappelée que je suis absolument incapable d’aller dans une forêt la nuit, seule. Qu’avec les requins, c’est à peu près la seule chose qui pourrait me faire avoir un anévrisme direct. OK vous allez me dire j’étais loin d’être seule avec mes 20 wallabies et mon possum croisés en chemin mais malgré tout je suis rentrée penaude dans ma tente sans jamais voir les vers luisants. L’appel de la nature a ses limites.

  • russell falls mount field tasmanie
    Russell Falls

 

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Date de publication : 15 février 2015