Bienvenue chez Crocodile Dundee ! – Northern Territory, Australie

cascade dans le kakadu

La cascade pas-moyen-de-me-rappeler-son-nom

J’ai décidé de commencer le mois de mars en allant dans l’extrême Nord du pays vivre l’expérience australienne à Darwin, dans le Top End du Northern Territory, c’est-à-dire le Nord du Nord. Darwin est une ville charmante avec un front de mer, une piscine à vagues, une rue commerçante piétonne, une rue pour sortir et c’est à peu près tout. Une ville charmante certes, mais hospitalière c’est une autre histoire : 35° tous les jours, 30° la nuit, un taux d’humidité à 70% ou comment vivre dans un hammam, et une mer cristalline où on ne peut pas se baigner, à AUCUN moment de l’année, JAMAIS. Pourquoi ? Faites votre choix : méduses tueuses, crocodiles d’eau de mer, requins. C’est un peu comme la question « tu préférerais avoir des jambes en mousse ou des bras en bois? ». Totalement rhétorique.
J’ai donc littéralement squatté la piscine à vagues chaque jour et appris par la même occasion qu’il est possible, à Darwin en tout cas, de prendre un coup de soleil à travers un parasol, type gros parasol de restaurant. J’en suis restée médusée, c’est le cas de le dire, devant le miroir pendant plusieurs minutes.

Je n’ai pas fait que de la piscine évidemment, je suis partie 3 jours avec Territory Expeditions faire un petit tour chez Crocodile Dundee dans le Kakadu National Park puis dans le Litchfield National Park. Petit résumé :
On a commencé dans le vif avec la croisière des Jumping Crocodiles sur l’Adelaide River. Il existe 2 types de crocodiles dans le Top End, aucun n’est « sauteur » (jumping) par nature, c’est juste qu’ils les nourrissent avec de la viande accrochée à une canne à pêche, donc si le croco la veut, il doit sauter hors de l’eau. On a donc des freshwater, Freshies, et des saltwater, Salties, qui comme leur nom ne l’indique pas vivent tous 2 dans l’eau douce. Mais les salties, eux, peuvent aussi vivre dans l’eau de mer, ce qui rajoute un peu de suspense à toute baignade dans le coin. Les freshies mangent du poisson, les salties mangent tout ce qui bouge, et quand on sait que ceux que j’ai vus faisaient dans les 5 mètres, il ne faut pas compter s’en sortir. Evidemment au cours du voyage on a eu le droit aux histoires horribles arrivés à d’autres, à l’instar de ce groupe de touristes et de leur guide ivres qui ont décidé qu’un bain de minuit s’imposait dans un billabong, qui n’est autre qu’un trou d’eau dans un marécage. Même sans croco ça donne envie… Au retour de la baignade, bizarrement le compte n’était pas bon.

Après les crocs, j’ai eu l’occasion de porter un python à tête noir autour du cou. Alors ce n’est ni gluant ni vraiment froid, leur peau est fraîche, lisse et le mouvement de leur corps est souple, moi j’ai adoré même si j’ai eu un petit goût de ce que ce serait de se faire étouffer par un serpent quand il a commencé à me serrer le bras. Une mort sympathique, comme tant d’autres dans ce pays qui vous veut définitivement du mal (cliquez ici, si vous n’êtes pas convaincus). Et ça n’a pourtant pas empêché les Aborigènes d’y vivre depuis des dizaines de milliers d’années comme en témoignent leurs peintures sur la piste de Anbangbang dans le parc du Kakadu. Peintures en couleur à l’air libre et qui résistent depuis tout ce temps aux intempéries, les mecs de Lascaux auraient pu venir faire un stage. Pour faire couleur locale, notre guide a entrepris de nous faire goûter tous les trucs qu’on trouvait sur le chemin. J’ai donc eu le privilège d’aspirer l’arrière-train d’une fourmi verte, c’est comme un zeste de citron vert super concentré où il manquerait que la tequila. On a également goûté des prunes vertes, de la « superfood » le truc à la mode ici en ce moment, c’est-à-dire ultra-nutritif, et qui contiennent 50 fois plus de vitamine C qu’une orange. Elles n’étaient pas mûres donc c’était comme boire du Gin Tonic, pour moi la pire boisson au monde. On a goûté un autre fruit dans le même genre infect mais bon pour la santé. On a respiré du Vics Vaporub naturel en écrasant un nid de fourmis, qui ont dû être ravies de notre passage ce jour-là et, on s’est recouvert d’une plante pour éviter les moustiques. Je suis prête pour Koh Lanta. On a même trouvé un énorme ver blanc, qu’on n’a heureusement pas mangé. C’était donc journée découverte du patrimoine dans le bush. Puis direction la piscine de l’unique resort du coin pour finir la journée.
Le lendemain, après une nuit auprès du feu de camp à griller des chamallows, c’était MA journée. Petite rando sous le cagnard mais au bout du chemin, le Saint-Graal : la cascade. Une eau à température idéale, un paysage superbe, pas de croco serial killers. Le jour où la Nature a inventé la cascade devrait être une journée de fête internationale.
Le soir, après non pas une, mais 3 cascades dans la journée !, on a augmenté de gamme en dormant dans un camping/roadhouse de l’Outback (l’arrière-pays bien profond australien). Une roadhouse c’est un ensemble de lieux de services on va dire, ici un camping, un bar, une épicerie et de l’essence. Le minimum vital pour survivre quand on habite dans une région à moins d’un habitant par km².
Enfin le dernier jour, c’était direction le Litchfield Park et 2 cascades de plus, mais là il y avait beaucoup de monde puisque c’est à 2 heures de Darwin et un lieu de villégiature dominical. Ca laisse peu de place au petit frisson aventurier du « est-on sûr qu’il n’y a aucun croco dans le coin? ». Je dis ça parce que la veille dans la dernière cascade, une famille du coin se baignait tout en nous racontant que la semaine précédente un freshie se faisait dorer la pilule sur la berge. Ca ne les a pas empêchés de revenir avec leurs gosses, comme quoi le flegme australien de Crocodile Dundee n’est pas une invention du film.

J’ai finalement quitté le Top End après une semaine thermale pour la côte Est au sud de Sydney et troquer les crocos pour les requins. Tout ça pour m’essayer avec plus ou moins de succès, plutôt moins en fait, au surf. Pas la peine de m’étendre sur le sujet, c’était aussi lamentable que vous pouvez l’imaginer et encore j’avais une longboard, sinon je n’aurais jamais sortie la tête de l’eau.

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Date de publication : 16 mars 2015