A l’Ouest rien de nouveau, c’est à l’Est qu’il faut aller : Berlin baby !

Après un weekend à sillonner la ville sur mon vélo, ce que je retiens de Berlin, c’est que c’est bien. Cette critique bien que très constructive mérite quand même que je développe. Parisienne à l’insu de mon plein gré, pour moi Berlin c’est un peu le Kansas d’Europe de l’Est : y a de la place ! On peut marcher à plus de deux personnes sur un même trottoir, on peut être seule sur ses 5m² de pelouse dans le parc du Tiergarten même quand il fait 27°, on peut faire des roues, voire des enchaînements roue-saut-de-main dans les chambres d’hôtel (en tout cas la mienne). Bref, on res-pire ! Parce qu’à Berlin, ils ont vu les choses en grand : comme Alexander Platz où, si on est à pied, il vaut mieux ne pas partir dans le mauvais sens, ou la très large avenue Karl Marx Allee, ou encore l’aéroport de Tempelhof en centre-ville fermé à l’aviation mais ouvert au public pour se balader, faire du sport… OK, certains de ces endroits datent de l’ère soviétique et on peut se rendre compte que ça a dû être fun à l’époque de ce côté du Mur. Heureusement, ils l’avaient construit assez haut pour que les Berlinois de l’Est ne voient pas la vie de l’autre côté : on a un cœur ou on n’en a pas.En parlant du Mur, je suis allée par hasard un dimanche après-midi au Mauer Park, l’ancien No Man’s Land du Mur où il ne faisait pas bon se promener jusqu’en 1989, à moins d’aimer les fringues à trous… Mauer Park donc, comme son nom ne l’indique pas, c’est en fait un terrain vague, tendance Woodstock, squatté par une population disparate et dont les goûts et les couleurs ne se discutent définitivement pas. On n’y trouve aucune « œuvre d’art » pour « enjoliver » le lieu, on n’y trouve pas non plus vraiment de pelouse digne de ce nom entre les mégots et les capsules de bière, mais alors on trouve le marché aux puces énorme, des groupes qui jouent live ET un karaoké géant où les meilleurs comme les pires n’hésitent pas à se produire sur scène. Et je parle de 150 spectateurs. Sobres. Dans certains endroits, on balancerait des canettes à ces éliminés du 1er tour de La Neüvel Star, à Berlin on boit les canettes et on leur balance des applaudissements : on a le sens pratique ou on ne l’a pas.
Niveau Fashion Fines, évidemment y avait du lourd, mais les Berlinois portent leurs choix vestimentaires avec une telle assurance et un tel radicalisme que même MOI je ne peux pas critiquer, c’est pour dire.
Bref, vous aurez compris le but de ce témoignage totalement objectif sur Berlin et les Berlinois : donnez-leur une chance ! OK ils portent des chaussettes dans leurs tongs, ils mangent des plats légèrement consistants et ils parlent une langue qui ne s’exporte pas mais quand même, soyons fair-play et allons leur piquer toutes leurs bonnes idées.
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Date de publication : 19 septembre 2013