Philippines – île de Bohol : la jungle de Loboc

en tuk tuk a bohol philippines

Tuk-tuk de Bohol

Le Nuts Huts au bord de la riviere de loboc

La rivière de Loboc au pied du Nuts Huts

Arrivées à Tagbilaran avec le fast boat depuis Cebu, on a eu la bonne idée de prendre un tuk-tuk pour aller à la guest house Nuts Huts près de Loboc, dans la joooongle. Le tuk-tuk c’est serré et ça roule lentement donc 20km c’est très long. Mais ce ne sera que le premier des nombreux moyens de transport qu’on utilisera pendant notre séjour. Lily, la gérante/réceptionniste/cuisinière, nous accueille au Nuts Huts après 15mn de marche sur un chemin de terre défoncé avec ma valise à roulettes, défoncée elle aussi maintenant, et la descente de 150 marches vers la rivière pour arriver à la réception. On est les 1eres clientes donc on peut visiter les cabanes et prendre celle qu’on préfère avec vue sur la rivière et les palmiers qui la bordent. On commence par une virée en kayak en Amazonie, en tout cas ça y ressemble, enfin sans doute parce qu’on n’y a jamais mis les pieds en fait, et sauf que l’eau est verte émeraude et pas marron, mais à part ça, c’est pareil. On a l’impression d’être seules au monde, bon déjà on est seules au Nuts Huts, et pourtant on croise le livreur IKEA du coin qui transporte sur son bateau typique bien étroit et bien casse-gueule non pas 1, mais 2 tables en bois.

Après la flore, c’est la faune qui est impressionnante dans la jungle. On pourrait croire que vu qu’il n’y a personne c’est silencieux, que nenni. Le silence n’existe pas ni le jour et encore moins la nuit : sans arrêt c’est un concert d’insectes, de lézards, d’oiseaux, mais les plus bruyants ce sont les coqs ! qui n’ont pas compris le concept de leur propre existence et hurlent toutes les heures de la nuit… Comme on cherchait un peu plus d’exotisme, on est allé voir les tarsiers dans une réserve pas loin (enfin pas loin en km, pas en temps). Les tarsiers c’est tellement mignons et minus qu’on pourrait se les monter en porte-clés pour les avoir dans sa poche tout le temps.

tarsier accroche a un arbre

Un petit tarsier pour porte-clé

Jeepney customisé a loboc

Jeepney customisé

les chocolate hills de bohol

Chocolate Hills

Evidemment c’est une espèce en voie de disparition, comme tout ce qui est chouette, comme par exemple les Ferrero Rochers après Noël. Pour nous rendre aux tarsiers à Corella à 20km on avait déjà mis une heure en bus, ensuite on a remis une heure en jeepney (des jeeps que les Américains ont laissé après leur colonisation des Philippines et que les Philippins ont retapé pour en faire des bus publics) pour revenir vers Loboc et reprendre un bus vers Carmen pour voir les Chocolate Hills. Cette fois, le trajet s’est fait à « grande vitesse », enfin du moins c’est l’impression que ça donne quand le moyen de transport est brinquebalant, que la route est encombrée de véhicules, de gens ou d’animaux et que la route est sinueuse et en bordure de ravins. Enfin, c’est l’aventure, tellement d’ailleurs qu’on ne sait jamais où on doit descendre ou quel bus prendre, heureusement les Philippins sont toujours prêts à nous renseigner ou à rendre service pour nous faire arrêter aux bons endroits. Et à dire bonjour. J’ai déjà salué la moitié des habitants de Bohol, c’est plus que je ne ferai jamais en 15 ans de métro parisien.

Bon, les Chocolate Hills, c’est sympa mais c’est pas indispensable comme visite. Je suppose que le jour où ces collines ont été nommées ça devait être la saison sèche et qu’elles devaient être marrons, sinon je ne vois pas trop le rapport. Une fois grimpé au sommet, pris 40 photos et redescendu, on a sympathisé avec des Philippines sur le bord de la route en attendant le bus et finalement on a arrêté une voiture qui passait par là et qui nous a toutes ramenées à Loboc à fond les ballons.
Après toutes ces émotions, ça méritait bien un petit massage local : ce sera donc un massage suédois. Cherchez pas… C’est la dernière fois que je me fais masser, il va vraiment falloir que j’arrête de croire que j’aime ça alors que j’ai envie de pleurer à chaque fois qu’on m’enfonce les pouces dans le dos. Au moins c’est pas mes propres pouces, sinon là oui je pleurerai vraiment.

Après 2 nuits à Nuts Huts que je recommande chaudement même si la douche est à l’eau froide uniquement, on a pris la direction de la minuscule île de Pamilacan. Itinéraire : bateau sur la rivière de Loboc, moto avec ma valise à roulettes dans les bras parce qu’en étudiant vraiment toutes les possibilités mon chauffeur se rend enfin compte que non, une valise ça ne rentre pas sur une moto-cross, puis jeepney et bateau again. On a dit qu’on voyageait après tout !

Si vous aimez, partagez !Email to someone
email
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Google+
Google+
Tagged with:     ,

Publiez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas rendue publique. Champs obligatoires *

Date de publication : 22 mai 2014