Derniers jours à Pondichéry – Inde

Notre chauffeur Satish, à qui nous avons désormais également délégué la réservation d’hôtels (en personnes bien organisées et flemmardes que nous sommes) a dû nous faire visiter la totalité des temples du Tamil Nadu ! On ne vous racontera pas grand-chose de la religion indienne, c’est plutôt compliqué et en plus avec Satish, on a parfois du mal à se comprendre. Il faut dire que ce n’est pas en Inde qu’on va améliorer notre anglais (seule une minorité de la population parle anglais couramment) et donc le plus sûr moyen de se faire comprendre c’est d’éviter la conjugaison et la syntaxe. Ça donne des conversations du style: « You don’t understand? Me explain. Example: you eat, you like, I happy. » Ponctuées de gros blancs où tout le monde se râcle le cerveau pour reconstituer une discussion qui ait du sens.
Pour en revenir à la religion, elle est bien vivante et très présente, d’autant plus qu’en ce moment ce sont les fêtes du Pongal (Fête de la moisson). Les temples sont emplis de gens, de vaches et même d’éléphants. La religion concerne tout le monde et du monde il y en a ! Le lendemain, lors de notre visite de Pondichéry, nous avons terminé par une balade sur la plage, c’était une marée humaine, c’est le cas de le dire. Un peu comme une sortie de match au Stade de France.

En parlant de France, à Pondichéry ou Puducherry, il reste encore tout un quartier de maisons coloniales près de la mer (pas fous ces colons) plus ou moins bien entretenues et pour ajouter au tableau il est interdit de klaxonner dans le quartier. Bien sûr, ce n’est pas respecté, tout comme les feux rouges et les passages piétons qui sont là uniquement pour décorer.
A Pondy, comme l’appellent les résidents, il fait chaud et moite mais se baigner sur la plage du centre-ville est exclus, disons qu’en guise de sable c’est de la terre battue et des cailloux et que le maillot de bain n’est pas vraiment la tenue traditionnelle. Donc pour lutter contre la déshydratation, il nous a fallu 2 restos et 2 bars.. dans la même journée, c’est sérieux la déshydratation, il faut prendre soin de soi ! Et c’est encore mieux avec la clim ou en terrasse sur le toit. En plus du haut de notre resto de fruits de mer 3 étoiles on avait vue sur le festival de musique et de danse qui se déroulait en bas (pendant que nous on était au-dessus de tout ça, petit retour à nos charmantes racines coloniales…) et pour la première fois en 15 jours, on a entendu de la musique « occidentale », en l’occurrence les Black Eyed Peas. Sinon, il semble que les Indiens écoutent principalement de la musique indienne donc pas de problème de quotas sur les antennes radio. OK on n’a pas beaucoup écouté la radio ni regardé la TV mais le peu qu’on a vu me fait dire qu’il nous faudrait un très léger temps d’adaptation pour nous habituer à la culture audiovisuelle indienne, et je ne dis pas ça parce qu’ils parlent en hindi… non je dis ça parce que le héros est en général très moustachu, une tendance qu’on a plus l’habitude de voir depuis que le teigneux et ténébreux Walker Texas Ranger a disparu de nos écrans au grand désespoir de la NRA.

Et ce grand désespoir est aussi le mien, pas à cause de Chuck Norris hein, mais parce qu’ici se termine notre voyage, enfin ici, je veux dire à Mahabalipuram, petite ville sur la côte où nous avons visité de nombreux temples du 12e siècle et la piscine de l’hôtel. Et puis aussi manger des frites et des crêpes Nutella dans un resto tenu par un Français mais ça, c’était uniquement pour se ré-adapter doucement au retour en France, uniquement…

Demain donc, retour marathon à Paris, sous la neige, soit environ 35 degrés de moins que ce qu’on a en ce moment ! Fini les tongs, bienvenue aux après-skis !

Si vous aimez, partagez !Email to someone
email
Share on Facebook
Facebook
Tweet about this on Twitter
Twitter
Google+
Google+
Tagged with:    

Publiez un commentaire

Votre adresse email ne sera pas rendue publique. Champs obligatoires *

Date de publication : 18 janvier 2013