Leaving Paris pour Chennai – Inde

Vendredi soir, départ pour Roissy et surtout pour l’Inde, avec Laurence, Grégory, Guillaume et Air India. Les hôtesses portent un sari, on nous sert du curry et on voyage économique. Mon rêve un jour, c’est de m’offrir la business, mais là déjà j’ai profité qu’on était les derniers à sortir de l’avion à New Delhi pour m’asseoir dans un de ces fauteuils, j’en rêve encore. Et d’autant plus que là où normalement un fauteuil d’avion est constitué d’un siège et d’un dossier, recouvert de mousse et d’une épaisseur de faux-cuir, les fauteuils d’Air India étaient constitués d’un siège, d’un dossier et d’un joli tissu rouge-orangé. Au bout de 30 mn de vol, on avait tous sacrifiés notre mini-oreiller pour soulager nos hémorroïdes naissantes, et après 12h, la barre de fer qui parcoure l’intégralité d’un dossier de fauteuil d’avion, chose que j’ignorais jusqu’ici dans mon inconscience béate, nous était imprimée dans le dos. MAIS sur Air India, sur notre B777, on a plus de place pour les jambes que sur Air France, on nous sert le repas direct après le décollage, voire pendant, et surtout, sur-tout, on a eu notre TV individuelle. Et moi je suis prête à sacrifier le comfort de mes fesses pour celui de mes yeux!

Enfin arrivés en Inde, après un voyage aux frontières de la douleur, on s’est rendus compte, sans doute aucun, que ce pays est bien l’un des plus peuplés au monde. Déjà dans les aéroports de Delhi et Chennai, on avait des soupçons, disons que pour mettre en place le nombre de contrôles auxquels on nous a soumis il faut du peuple. On a passé des contrôles avant le contrôle de sécurité, des contrôles après le contrôle de sécurité, des contrôles entre-deux, bref, ça a légèrement eu tendance à agacer les françaises qui sommeillent en Laurence et moi, mais Greg et Guillaume sont des maîtres zen. Question population toujours, la sortie de l’aéroport de Chennai jusqu’à notre guesthouse me pousse à me demander si le milliard d’Indiens ne se retrouvent pas ici à l’heure de pointe! Mais rien à voir avec l’heure de pointe sur le periph. Ici ça roule. Une voiture en face, un camion, un piéton, un chien, une vache sacrée, pas de souci, un coup de klaxon, un dépassement de ligne blanche et de préférence dans un virage sans visibilité et voilà! on est arrivés. 30 mn de rodéo, mais tous les quatre on croirait qu’on a fait ça toute notre vie, pas un cri de frayeur, ni de ceinture. On ne fait pas le poids malgré tout, parce que le non-port de la ceinture c’est le niveau débutant du code de la route ici, les experts, eux, roulent en scooter sans casque, en short, sans chaussure, avec des enfants dans les bras.
Heureusement, notre hôte Kamu, qui nous loue sa propre chambre et celle de sa femme d’ailleurs pour la nuit, nous a requinqué dès le 1er soir avec des trucs qu’il n’aurait pas fallu qu’on mange pour ne pas être malade.. Mais super bons alors on a fermé les yeux et on a prié Krishna.

Demain, on retourne à l’aéroport, parce qu’on aime vraiment ça, direction Bengalore sur l’autre côte, et le Kanan Beach Resort.

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Date de publication : 4 janvier 2013