Voyage à Bali – épisode 5 : campagne & culture

Ubud derrière nous, on est parti sur les routes de campagne vers Amed à la pointe est de l’ile avec notre chauffeur et guide Kade, Balinais d’une trentaine d’années qui a vécu 8 ans au Japon pour faire l’expérience d’une culture différente. Et justement de la culture en voici pour votre gouverne : les Balinais n’ont pas de nom de famille et généralement des prénoms à rallonge. Kade s’appelle en réalité Puruwalimata. Je ne certifie pas l’orthographe, ni même le nom en fait, parce que c’était un peu compliqué à retenir et ça l’est également pour les Balinais eux-mêmes ! C’est pourquoi ils utilisent des surnoms. Mais là où nous sommes habitués à du Jay-Z, Fifty ou bibiche, les Balinais eux se réfèrent à leur place dans la fratrie. Par conséquent, les aînés se surnommeront Wayan ou Putu (indifféremment du sexe semble-t-il), les cadets Kade, les benjamins encore autrement, etc. (liste non-exhaustive!). Mais du coup, ce qui est censé simplifier les choses les complique car tout le monde s’appelle pareil et il faut donc préciser la ville dont on est issu, on aura donc Wayan de Kuta et Wayan d’Ubud. Et quand ils viennent de la même ville?… On se croirait à la RATP quand ils nomment les trains de banlieue…

Bref, Kade nous a donc emmenées sur la route des rizières vers Sidemen et Amlapura, un coin superbe où les habitants ne chôment pas pour le plus grand bonheur des touristes-photographes (soyons réalistes, et un peu horribles aussi). La récolte du riz se fait à la main sur des hectares pour remplir des sacs très lourds qu’ils portent ensuite sur la tête pour les stocker encore plus loin et tout ça sous un soleil de plomb et une chaleur écrasante, pendant que moi je vous raconte tout ça depuis la banquette arrière de ma voiture climatisée. Autant dire qu’on annoncerait à un paysan français que c’est comme ça qu’il doit désormais ramasser ses patates, question de développement durable, on se ferait couper la tête comme à la bonne époque. Et puisqu’on parle de ça, transition de ouf, on a fait notre château de la Loire balinais : le Water Palace de Tirta Gangga. Certes, en guise de palais ce sont des bassins d’eau sacrée et des jardins un peu à la française mais avec des statues de démons à grande langue plutôt que de Diane chasseresse…
  • rizieres sur la route de sidemen et amlapura
Mais je m’arrêterai là sur ces considérations culturelles pour parler de choses plus primordiales : notre arrivée a Amed donc. On se disait qu’après le calme d’Ubud, quelques sorties nocturnes ici nous feraient le plus grand bien. Bon, en fait non, parce que c’est effectivement la basse saison touristique, qu’Amed est un village et que nous sommes les heureuses propriétaires d’une plage. Vous avez vu le film « Seul au monde » avec Tom Hanks qui parle à son ballon pour pas tomber dingue ? Voilà…
NDLR : Nous avons finalement trouve l’endroit branche du village, le Harley Bar : musique live, dance floor et nouveaux amis Facebook (en gros les seuls autres clients du bar…)
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Date de publication : 25 mai 2013